Financer son entreprise sans apports : Y a t-il des solutions ?

Financer son entreprise sans apports : en résumé

Sans apports en fonds propres donc en capital, une entreprise peut très difficilement se tourner vers les prêteurs de deniers même si elle est promise à un brillant avenir. Pourquoi en est-il ainsi ? Tout simplement, parce que ces derniers ne financent pas les croissance, par essence risqué, bref que le risque économique est bien supérieur à celui qu’ils sont prêts à prendre.  Et la BPI n’est pas d’un grand secours non plus la plupart du temps car sa garantie est subordonnée à celle de l’acceptation du dossier par la banque de la société.

Financer son entreprise sans apports : les trois solutions possibles pour le haut de bilan..

  • La première est d’obtenir un prêt à la création d’entreprise (PCE) de 7 K€ mais il subordonné à l’octroi d’un prêt bancaire à des conditions du marché du double du PCE. Sauf à présenter de solides garanties à votre banquier concernant ce prêt et/ou d’avoir des capitaux propres suffisants et un projet sérieux, le créateur n’obtient pas le PCE.
  • Ensuite, si l’entreprise souhaite acquérir un fonds de commerce de proximité. Parce que pour le prêteur de deniers, la reprise d’un fonds de commerce s’analyse plus comme une reprise qu’une création d’entreprise. En conséquence, il finance, moyennant cautions personnelles et un nantissement du fonds de commerce, en partie cette reprise.
  • En outre, certaines banques proposent jusqu’à 400 K€ d’emprunt sous les réserves que le créateur puisse le garantir par une hypothèque de 1er rang sur un bien immobilier qui doit être détenu en pleine propriété et ne pas être la résidence principale.

….Et les crédits d’exploitation pour le bas de bilan

En outre, l’entreprise peut solliciter, lors de la prise des premières commandes, des crédits d’exploitation tels que (CMCC, Dailly, MCE), notamment si vos clients sont des grands comptes voire mieux des organismes publics/parapublics. Dans le même ordre d’idée, vous pouvez affacturer vos créances. Le coût de ce crédit est en principe intéressant si les clients sont de grands comptes ou organismes publics ou parapublics.

Dune façon générale, il convient de choisir le banquier plus à l’aune des crédits d’exploitation sur marchés (tels que mentionnés ci-dessus) qu’à celle des crédits d’investissement.  Mais quel que soit le type de crédit que votre entreprise envisage de solliciter, consultez votre banquier personnel, puis la concurrence pour en connaitre les conditions (montant, garanties, coût notamment).

Le cabinet Jean-Claude ARMAND et Associés vous assiste dans l’établissement de votre prévisionnel de trésorerie

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